CHAPITRE 4 : Link et Zelda
Le bébé se révéla extrêmement agité, sans cesse en mouvement et n'écoutant rien d'autre que son instinct. Jamais un enfant n'avait posé autant de problèmes, il fallait au minimum deux adultes pour le surveiller et quelque fois plus selon son humeur car on ne pouvait jamais le quitter des yeux. En effet, il profitait du moindre moment d'inattention pour s'éclipser et il fallait plusieurs heures de recherche pour le retrouver. Par ailleurs, il n'était pas bruyant, c'était même un bébé très silencieux, il ne se manifestait que quand il y était obligé.
Au fur et a mesure qu'il grandissait, il devenait de plus en plus intrépide. Il révéla également une nature généreuse mais on sentait en lui un besoin intense d'indépendance. Mais avec l'age, lui vient aussi une immense beauté. Ses grands yeux d'un bleus profond, saphirs à travers lesquels passait la moindre de ses émotion, regardaient sans cesse autour de lui d'un air intéressé. Des cheveux blonds lui poussèrent, masquant en partie ses grandes oreilles d'elfes, et il se les laissa ainsi pousser, en bataille. Mais même s'il ne tenait pas en place, il n'était pas bête, loin de là, il montrait même une sagacité inhabituelle par rapport aux autres enfants de son age.
En fait, à Toal, le fils de Linkounet et de Rita était très apprécié ; sensible et d'agréable compagnie, il était le chouchou des femmes du village. Courageux et déterminé, les hommes appréciaient eux aussi sa présence. Quand au enfants, chacune des petites filles étaient amoureuse de lui mais on ne pouvait malheureusement pas en dire autant des autres enfants, car la beauté du jeune garçon provoquais plus d'un jaloux.
Cela dit, si Link était apprécié c'était surtout pour les exploits qu'il avait déjà accomplis. Par exemple, alors que le jeune fils du meunier était tombé à l'eau, pendant que tout le monde restait paralysé, comme frappé par la foudre, Link se jeta à l'eau et ramena sain et sauf, bien qu'un peu sonné, le petit garçon. Ou encore, quand le village était chapardé fréquemment par un grand chat sauvage, Link parti seul, sans prévenir, avec pour seule arme son sang-froid et un bâton. Le soir même, à la surprise générale, il ramena inerte dans ses bras le cors du grand félin. Par la suite, il réussi à le dressé jusqu'à ce que la bête, aussi indépendante que son maître décida de retourner à la vie sauvage. Cependant, elle ne revint plus jamais embêter les habitants de Toal.
A plusieurs kilomètres de là, dans la plus grande citée d'Hirule vivait la famille royale. Une jeune princesse y habitait, et celle-ci se distinguait par une intelligence rare. Son éducation, prise en charge par l'instituteur privé du château, bien que fort simple, suffit à faire d'elle la personne la plus érudite d'Hirule. Cette jeune fille se nommait Zelda. La princesse Zelda, rendue exceptionnelement mure par le décès prématuré de son père qu'elle chérissait tant, gouvernait déjà le royaume avec habilité mais n'accordait que rarement sa confiance, même à ses plus proches amis. Mais elle seule en connaissait la raison : à sa naissance, plusieurs créatures des ombres avait débarquées, tentant de la tuée avant qu'elle n'aie pu grandir. Ce jour là, son père lui avait expliqué que c'était sans doute pour l'empêcher de regner (explication erronée). Et depuis ce jour là, la jeune fille vivait dans une éternelle inquiétude, peur secrète qu'elle s'efforçais de masquer.
Elle aussi était très belle, de grand yeux bleus, gris et verts et un visage de marbre, qui la rendait comme inaccessible, lointaine et distante, encadré de long cheveux blonds. Cette apparence s'harmonisait parfaitement avec sa personnalité de sage et prudente.
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Fin du quatrième chapitre